Le vide…
L’écriture
(j’y reviens) — et j’entends par-là aussi la lecture —, je l’ai
oubliée. Pendant des années je l’ai oubliée. Il n’y a plus après — après
la vieille femme du quartier américain, après ces traces à la craie sur le
tableau noir — il n’y a plus qu’une dérive, que des lambeaux de vie, des je ne sais quoi qui vont vers je ne sais
quoi. Il n’y a plus de souvenirs, comme si quelque chose avait manqué, comme si
le centre, le sens avait été perdus. Plus d’indication, plus rien qu’un
sentiment de fuite, d’envie de fuite. Devant quoi ? Vers quoi ? Je
l’ignore.
Ce que j’ai fui je n’en sais rien. Il me semble même que je ne veux
pas le savoir, tant, parfois j’ai l’impression que la réponse est toute proche.
Elle pourrait être toute simple cette réponse, elle pourrait, pourquoi pas se
définir d’un seul mot : le vide.



amb55 dit :
Bonjour à vous, Ce commentaire tient plus du privé en réalité mais je n’ai pas su vous joindre sur une adresse mail . C’était juste pour vous remercier d’être passé par chez moi sur “à l’Est un peu de nouveau”. Mais j’ai encore du mal à gérer et les articles, et les commentaires et les réponses aux commentaires. Donc patience, patience. Je ne fais que débuter. Je découvre à mon tour, votre style, votre écriture et votre site qui prouve que vous êtes déjà un virtuose du blog sud ouest. Cordialement