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DEB | Sollers & Boutang

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Allez mon Phi-Phi, gratte où ça démange…

DEB | Beauvoir et “Le Deuxième sexe”

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Bande annonce du documentaire Simone de Beauvoir : “Je veux tout de la vie”, Pacale Fautrier et Pierre Seguin (Saraband Films & Le Bord de l’eau). Réalisation bande-annonce : Dominique-Emmanuel Blanchard

DEB | Ainsi parle Sollers

« Non, un écrivain n’a rien à redouter d’une enquête minutieuse sur sa vie et du récit de cette vie, au contraire. Une existence d’écrivain est, par définition, pleine de bombes à retardement. Ses ruses, ses dissimulations, ses mensonges, ses bonnes actions cachées, ses vices, ses lâchetés, ses abandons, son héroïsme, bref sa tactique et sa stratégie font partie intégrante de ses livres. »
La plupart du temps on s’acharne à affubler l’écrivain d’une identité qu’il n’a pas. Le moi social est une construction des autres. Donc, en s’intéressant à la biographie d’un écrivain, on trouve quantité de choses qui n’ont jamais été dites, tout simplement.
Philippe Sollers

J’étendrai cela, moi DEB, à tout créateur. Je dis cela quand je vois la foire d’empoigne sur les blogs des candidats aux municipales. Je me dis alors que j’ai bien de la chance, quand tout cela me casse infiniment les pieds, d’aller à ma bibliothèque : Montaigne, Voltaire, Descartes et tant d’autres sont là pour me rappeler la vanité des choses. Mes vrais amis ce sont eux. Sans eux, sans les livres je serais mort, physiquement et intellectuellement depuis mes jeunes années. Ils seront toujours là. Maintenant je le sais.

Rien, hormis la mort de qui j’aime, ne peut échapper à l’inanité la plus profonde après quelques pages de Rousseau, par exemple.

Et vous savez, quand je ne lis pas, parfois j’écris…



DEB | SDB ter

Paris est une ville qui trépide. Entendez par-là qu’elle frémit. Surtout sous les pieds. Ça vrombit, ça grelotte.
Je ne sens pas le sol assuré à Paris. Trop de trous, de galeries, et ce râle rageur du métro qui surgit jusque dans la mairie de Paris (4e) et enfle sous les ors, lambris et caissons de la République.
Je me demande s’ils ont deux mairies dans le 4e. Et comment ils font, les Parisiens, pour s’y retrouver. - Je t’attends devant la mairie. - Ah oui, laquelle ?
Je crois que j’ai l’art de me poser des questions stupides, et je vais même, souvent, jusqu’à tenter d’y répondre. Exemple : est-ce que le métro passe sous la mairie de Paris ?
Parce que ça m’inquiète. C’est un monument imposant que cette mairie-là, très, énorme. Tout en pierres de château-fort. Déjà que c’est au bord de la Seine, si, en plus il y a le métro qui la traverse et qui ébranle les fondations, est-ce que ça ne risque pas de s’effondrer cette affaire-là ? Et quand ?
Parce que ça vibre. Moi, j’ai senti que ça vibrait.
Je vous raconte ça parce que ce mercredi 9 janvier 2008, j’y étais à la mairie de Paris justement.

Il était 19h30…Je ne sais plus qui parlait de Julia Kristeva, de Pascale Fautrier, de Fadela Amara ou de Marie-France Pisier quand je me suis dit que ça pouvait s’effondrer maintenant, là, juste au moment où j’y suis. Frédéric Vignale (www.lemague.net) qui était là aussi aurait assuré les images du 20 heures. Mais je vous assure que là où j’étais — au fond du salon — je n’entendais pas les intervenantes à chaque fois qu’un métro passait. Je n’écoutais pas vraiment non plus, j’avoue. Pourtant, à un moment, Marie-France Pisier — délicieuse, beaucoup plus blonde que chez Truffaut, et plus charnelle aussi (je l’ai toujours trouvée un peu pimbêche au cinéma MPF, pas vous ?) — a lu une lettre d’adieu de Simone de Beauvoir (SDB) à Nelson Algren, et l